Aujourd'hui, les yeux des analystes du monde entier étaient rivés sur les Etats-Unis, et l'annonce du taux de croissance du second trimestre. D'après un sondage mené par Bloomberg, les économistes des principales institutions financières s'attendaient à une croissance annualisée de 2.5% au moins au second trimestre. Finalement, la croissance n'aura été "que" de 2.3%, toujours sur une base annualisée. Cette croissance a principalement été tirée vers le haut par la consommation des ménages, estimée à +2.9%, tandis que le taux d'épargne a perdu 0.4 points de pourcentages, passant ainsi de 5.2% à 4.8%.

Cette nouvelle sur la croissance du second trimestre n'est pas arrivée seule : les chiffres du premier trimestre ont également été ajustés à la hausse, passant de -0.2% à +0.6% (annualisé). Cette information ne sera pas parvenu à rassurer les investisseurs, puisque le Dow Jones et le S&P 500 perdaient respectivement 0.5% et 0.6% à la publication de cet article.

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En outre, le FOMC devait révéler la date de la montée des taux. Yanet Yellen s'est toutefois gardée de trop de hâte et se laisse encore un peu de temps, jugeant que la situation est encore trop risquée, eu égard des récentes chutes boursières en Chine. Si la remontée des taux d'intérêt avant la fin de l'année est souhaitable selon ses dires, rien n'assure que cela arrivera avant septembre. Wait and see.

Notons également que les États-Unis font partie des quelques États qui publient des chiffres de croissance trimestriels annualisés. En Europe au contraire, les États publient des chiffres de croissances "réels". Ainsi, le taux de croissance annoncé aux États-Unis de +2.3% sur le second trimestre serait annoncé +0.57% en Europe. Une différence de présentation qui a pourtant un effet psychologique indéniable...

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