On parle de plus en plus souvent d'un phénomène d'"uberisation" de services aujourd'hui extrêmement divers. Il semblerait que l'heure ait désormais sonné pour les services juridiques. En quel mesure les nouveaux acteurs qui se comportent comme les Uber du droit vont-ils parvenir à influencer le marché?

Les professions juridiques ont tardé à développer leur présence en ligne ainsi qu’à remodeler leur offre afin de s’adapter aux particularités de la vente sur internet. Les entrepreneurs ont su tirer parti de cette absence d’adaptation de la part des métiers du droit, et se spécialiser dans la mise en place de plates-formes permettant aux avocats d’acquérir de la clientèle par le biais d’autres canaux.

Une entreprise comme UpCounsel a en effet déjà été comparée à une forme d’Uber de l’industrie juridique. La startup propose en effet un véritable catalogue de services juridiques en ligne, et s’assure de la visibilité des avocats et juristes présents sur le site. En France, des startups comme Lawcracy, LegalUP, ou encore Legalife « uberisent » également la profession d’avocat et de conseiller juridique. Il est désormais possible de contacter un avocat en ligne et de disposer de conseils personnalisés sans avoir d’avocat attitré. Ces entreprises parviennent ainsi à démocratiser l’accès au droit.

Sur DemanderJustice, il est désormais possible de résoudre des litiges en entamant une procédure à l’amiable (formule à 39,99 € TTC), ou encore en entamant des procédures judiciares (formule à 89,90 € TTC) de manière intégralement digitalisée. Poursuivie à plusieurs reprises, la startup DemanderJustice n’a jusqu’à présent jamais été condamnée pour son empiètement sur des professions du secteur juridique.

On peut s’en douter, cette « uberisation » du droit provoque une levée de boucliers au sein des professions concernées. Mais si les prix de l’heure d’avocats vont en effet diminuer progressivement au fil de la propagation de ces services, la demande va également augmenter d’autant, quand de nouvelles tranches de la population accéderont plus aisément à ces services décentralisés. Il est donc difficile de mesurer l’impact à long terme sur la pérennité des métiers du droit de ces nouveaux entrants.

Source : ParisTech Review

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