Le weekend a été long, les nuits courtes pour les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro. Après plus de 14 heures de négociations sur le sort de la Grèce, un accord a enfin été trouvé, ce matin même, juste avant l'ouverture des bourses. Cet accord qui va permettre le troisième refinancement de la Grèce doit toutefois encore être ratifié par les différentes instances nationales, y compris par le parlement grec d'ici mercredi. Cet accord devrait offrir à la Grèce une aide chiffrée entre 82 et 86 Mds d'euros, permettant ainsi à la république hellénique de sortir la tête de l'eau pour une durée de 3 ans. Les demandes supplémentaires de l'Eurogroupe portent sur un certain nombre de points:

  • implication totale du FMI qui n’a jusqu’ici pas souhaité renouvelé de prêts après le défaut grec. Alexis Tsipras avait toutefois demandé à ce que le FMI reste en dehors de ce programme. Force est de constater que l'Eurogroupe n'a pas plié devant ses exigences, et que c'était là un point crucial pour rétablir la confiance des créanciers;
  • vote des réformes: d'ici mercredi, le parlement grec doit accepter le plan de réformes de la TVA unifié, du système fiscal et de la réforme des retraites. En outre, le budget doit également être voté: budget qui met en avant un surplus primaire de 3,5% d'ici 2018. A cela s'ajoute le vote de la directive BRRD (Directive sur le redressement et la résolution des crises bancaire), qui avait permis à l'Autriche de limiter les dégâts concernant sa "bad bank" HETA;
  • privatisations: demande formulée par l'Allemagne, le document de réformes contient la création d'un fonds de garanties responsables de mener les privatisations et de garder 25 Mds d'euros de fonds propres pour pouvoir faire face aux faillites bancaires. Selon le FMI, ce fonds pourra espérer retirer 7 Mds d'euros des privatisations;
  • dette: la zone euro a proposé de considérer un moratoire sur la dette ainsi qu'un allongement des maturités une fois que l'essentiel des réformes structurelles aura été mené. Les chefs d'Etat - menés par l'Allemagne - se sont montrés fermes face au haircut: pas d'effacement de la dette grecque donc.

 

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