Le gouvernement grec a finalement respecté les délais imposés par la BCE, le FMI et la Commission. En proposant des réformes structurelles, la république hellénique espère trouver les bonnes grâces de ses créanciers internationaux, afin de rester dans la zone euro. Le verdict final sera rendu samedi par l'Eurogroupe. En attendant, le document officiel d'Alexis Tsipras propose un certain nombre d'efforts - en contrepartie d'un financement à hauteur de 53.5 milliards d'euros -, dont les plus importantes sont:

  • réforme de la TVA: le nouveau système devrait unifier le taux à 23% (incluant la restauration) et un taux réduit de 13% (alimentaire, énergie, hôtellerie et l'eau) ainsi qu'un taux super-réduit de 6% (pharmaceutique, livres). Le gouvernement table sur un gain d'un point de PIB.
  • réforme fiscale et budgétaire:  réduction des exonérations fiscales (notamment pour les exploitants agricoles), réduction du budget de la défense de 100 millions d'euros en 2015. Augmentation de l'impôt sur les sociétés de 26% à 28%. Athènes prévoit également une hausse des taxes sur le transport maritime et une suppression, pour la fin 2016, de la fiscalité avantageuse dont bénéficient ses îles, composantes essentielles de l'industrie du tourisme
  • réforme des retraites: le départ à la retraite est porté à 67 ans. Augmentation des contributions santé pour les retraités de 4% à 6%.
  • réforme de l'administration: lutter contre la corruption en collaboration avec l'OCDE et mettre en place des contrôles de performance. Réforme également du Code civil.
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