La République populaire de Chine a publié les résultats de sa croissance du deuxième trimestre de 2015. Une insolente hausse de 7,4% du PIB qui amène nombre d'économistes à s'interroger sur le fondement de ce développement. Entre outil politique et manipulation statistique, la question est plus que légitime. La croissance nominale - après la prise en compte de l'inflation - serait de 7%. Le déflateur de PIB serait donc plus cohérent avec les faits au second trimestre. En effet, rappelons qu'au premier trimestre, le déflateur de PIB de la Chine était d'environ -1.2% (soit une situation de déflation !?). Les économistes s'accordent pour dire que les chiffres présents sont plus conformes à la réalité de la croissance chinoise.

Si la croissance à deux chiffres semble être une relique du passé pour la Chine, la bulle spéculative menace ce qu'il en reste. Le développement du modèle chinois fait nécessairement pression sur les taux de croissance. Le gouvernement espère sûrement passer à un modèle de croissance plus équilibré entre la consommation et les exportations.

Soulignons également un point intéressant: la Chine a opté pour une approche par la production pour le calcul de son PIB (somme des valeurs ajoutées produites sur le territoire national + impôts - les subventions). A contrario la majeure partie des pays développés utilisent une approche par la consommation (consommations finales + FBCF + variation de stocks + exportations - importations). Si ces deux approches sont théoriquement identiques, il est toujours plus facile de jouer sur les montants de production lorsqu'on le peut ...

 

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