Vendredi, l'agence de notation financière Fitch Ratings a annoncé maintenir la note 'AA' pour la Belgique, pourtant menacée, en raison des réformes fiscales du pays mises en place au cours de l'année 2014 depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement fédéral à dominante libérale (coalition dite "suédoise": N-VA & MR). Fitch a cependant introduit en plus de cette note, troisième meilleure sur l'échelle de notation de l'agence, la mention "Negative Outlook", signifiant que cette évaluation pourrait être revue à la baisse à moyen terme, les perspectives macroéconomiques du royaume pouvant pousser Fitch Ratings à une revue de cette évaluation.

Soucre: OCDE
Ratio Endettement Global/PIB (2014) - Source: OCDE
Source: OCDE
Ratio Endettement Global/PIB 2012_2014 Source:OCDE

Avec un ratio de Gross General Government Debt (GGGD) de 106,6% du PIB national, la Belgique est en effet sur la tangente, faisant partie de la dernière tranche des nations disposant de la note 'AA' avec un pareil niveau d'endettement général du gouvernement.

La Belgique dispose historiquement d'un niveau d'endettement élevé depuis 1995. Si le niveau d'endettement global du pays fut en diminution de 1995 à 2007, il n'en a pas moins augmenté suite à la crise financière pour rester à l'un des taux les plus élevés mondialement.

Source: OCDE
Ratio Endettement Global/PIB (1995-2014)- Source: OCDE


Fitch estime que ce ratio d'endettement culminera au-dessus des 107% en 2015, avant que les réformes fiscales ne se fasse ressentir et restera supérieur à 100% jusqu'en 2020, selon les estimations de l'agence.  Le GGGD belge devrait diminuer progressivement à partir de 2016, du moins dans le monde éthéré de la macroéconomie platonicienne dans lequel semble parfois vivre Fitch Ratings. En effet, on peut trouver cocasses les deux extraits suivants se trouvant à la fin de l'analyse de Fitch Ratings:

"Fitch assumes there will be no constitutional crisis in Belgium."

"In the event of a Greek exit from the eurozone, Fitch assumes this would be unlikely to trigger a systemic crisis like that seen in 2012, or another country's rapid exit. However, it would increase financial market volatility and dent economic confidence."

Autant dire qu'il est difficile d'affirmer quoi que ce soit.

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